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Richard Texier, Cosmographies 1987-2006
KETABI BOURDET - 22, PASSAGE DAUPHINE 75006 PARIS, 16 April - 30 May 2026

Richard Texier, Cosmographies 1987-2006: KETABI BOURDET - 22, PASSAGE DAUPHINE 75006 PARIS

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Sans titre, 1992
Sans titre, 1992

Ketabi Bourdet a la joie d’annoncer Cosmographies, première exposition de l’artiste français Richard Texier à la galerie.

Ketabi Bourdet a la joie d’annoncer Cosmographies, première exposition de l’artiste français Richard Texier à la galerie.

 

Depuis la fin des années 1970, Richard Texier développe une œuvre singulière dans laquelle peinture et sculpture deviennent les vecteurs d’une cosmographie personnelle — une tentative de cartographier les forces invisibles qui relient l’homme, la nature et l’univers. Pour sa première exposition consacrée à l’artiste, la galerie présente un ensemble d’œuvres réalisées entre 1987 et 2006, période essentielle au cours de laquelle Richard Texier élabore un langage plastique à la croisée de la cosmographie, du signe et d’une abstraction traversée de figures totémiques.

 

Né en 1955, Richard Texier appartient à cette génération d’artistes qui, à partir des années 1980, renouvelle profondément la peinture française en réintroduisant dans l’abstraction une dimension narrative. Formé à l’architecture puis docteur en arts plastiques à la Sorbonne, il développe très tôt une pratique transdisciplinaire mêlant peinture, sculpture, écriture et réflexion scientifique. Son œuvre s’organise autour d’une interrogation constante sur les forces qui structurent le monde — la nature, les phénomènes physiques, l’espace — qu’il transpose dans un vocabulaire de signes, de formes hybrides et de trajectoires. Comme il l’écrit lui-même : 

« Dès le début de mon travail, je sentis un besoin irrépressible d’évoquer la puissance de la nature. »

 

Le titre de l’exposition, Cosmographies, renvoie à la dimension cosmique de ces œuvres. Chez Texier, la peinture agit comme un message adressé au monde : un geste qui cherche à capter et à inscrire dans la matière les énergies invisibles qui traversent le réel. L’artiste affirme ainsi : « La couleur n’existe pas pour moi, seule la matière colorée par l’énergie compte. » Ses toiles fonctionnent comme des cartographies imaginaires où apparaissent constellations, paysages mentaux et figures de signes volontairement détachées de toute dimension symbolique.

 

Les œuvres de la fin des années 1980 témoignent déjà de cette liberté matérielle et iconographique. Sans titre (1987), grande toile assemblant peinture à l’huile, collage de pièces métalliques et sable, révèle un espace pictural traversé de signes et de formes suspendues, faisant allusion à la mutation des matières. Cette recherche se prolonge dans des œuvres du début des années 1990 comme Sans titre (1990), où l’espace de la toile devient un territoire mental structuré par des formes flottantes.

 

Au début des années 1990, la peinture de Texier se déploie dans un dialogue constant entre microcosme et macrocosme. Dans L’enclos de la semeuse (1993), la surface picturale se transforme en champ fertile où apparaissent graines, trajectoires et signes évoquant les cycles naturels et les forces élémentaires. Ces signes, souvent proches de l’écriture ou de la notation scientifique, participent d’un vocabulaire ouvert que l’artiste refuse de fixer : « Des brassées de signes, de lettres et de chiffres suivirent. Aucun n’a valeur de symbole. Ils évoquent le chaos, le brouillage de sens, le déséquilibre qui règne autour de nous. »

 

Deux sculptures occupent également une place centrale dans l’exposition et donnent à voir comment Richard Texier transpose dans l’espace les lignes de force qui traversent sa peinture. Attacher le sens (1992), juxtaposition d’une flèche en acier et d’une corde en chanvre, apparaît comme une forme ancrée, liée à l’océan, dont la puissance et l’infini ont toujours nourri l’artiste. La tension entre la rigidité du métal et la souplesse de la fibre naturelle crée une figure presque rituelle, comme un signe dressé dans l’espace, où l’artiste semble chercher à relier matière, pensée et monde.

 

Face à elle, La double aiguille de l’arpenteur (1992), longue sculpture en bronze et bois clouté d’éléments en acier, évoque un instrument de mesure imaginaire. Par sa forme étirée et ses lignes tendues, l’œuvre suggère l’idée d’orientation et de trajectoire, comme si elle dessinait dans l’espace les coordonnées invisibles d’un territoire cosmique. Chez Texier, ces sculptures ne constituent pas un simple prolongement de la peinture : elles en matérialisent les principes fondamentaux — axes, lignes de tension et points d’équilibre — et donnent corps à la cosmographie personnelle qui traverse l’ensemble de son œuvre.

 

Au milieu des années 1990, la peinture gagne en densité matérielle et en ampleur. Dans Version pour l’horizon (1996), vaste huile sur toile réalisée à l’île de Ré où l’artiste possède un atelier, la ligne d’horizon devient un axe structurant qui organise l’espace du tableau comme un paysage cosmique.

 

Les œuvres de la fin des années 1990, telles que Nos Chemins (1998) et Les Mystères du Château (1998), développent une iconographie plus architecturée, où se mêlent structures mentales, figures et fragments de paysages imaginaires.

 

Cette dimension archaïque et mythologique se prolonge dans la sculpture avec Totem (2000), bronze unique à patine sombre dont la verticalité rappelle les figures rituelles ou les objets cérémoniels qui traversent l’imaginaire de l’artiste.

 

Réalisé en 2006, Hysme des deux mondes, grand diptyque à l’huile sur toile, déploie un univers pictural d’une grande amplitude où dialoguent forces naturelles, signes et formes élastogéniques. Cette œuvre majeure condense les recherches menées par Texier depuis les années 1980 : penser la peinture comme une cartographie poétique du monde, un espace où se rencontrent science, mythologie et imagination. Comme l’écrit l’artiste : « L’instabilité permanente est un principe entropique qui parvient à s’équilibrer sur un tableau. La peinture possède le merveilleux pouvoir d’affirmer un nouvel ordre du monde et de célébrer la vie. »

 

L’œuvre de Richard Texier a fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’international, notamment au Musée national de Taïwan, à la Manufacture des Œillets à Ivry, à la Villa Noailles à Hyères, ainsi qu’au Musée national de la Marine à Paris, qui lui consacra une importante présentation à la fin des années 1990. L’État français lui a également commandé une série de tapisseries monumentales autour de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, présentées notamment à l’Opéra Bastille, à l’Assemblée nationale, au Parlement européen et au musée du Luxembourg. 

 

À travers cet ensemble de peintures et de sculptures, Cosmographies (1987–2006) met en lumière une période fondamentale dans le parcours de Richard Texier. L’artiste y affirme une vision singulière : celle d’une création intellectuelle et plastique qui ne cherche pas seulement à représenter le monde, mais à en révéler et cartographier les forces profondes.

  

 



 

 

Ketabi Bourdet is delighted to announce Cosmographies, the first exhibition of French artist Richard Texier at the gallery.

 

Since the late 1970s, Richard Texier has developed a singular body of work in which painting and sculpture become the vectors of a personal cosmography — an attempt to map the invisible forces that connect humankind, nature, and the universe. For its first exhibition dedicated to the artist, the gallery presents a group of works created between 1987 and 2006, a key period during which Richard Texier elaborated a visual language at the intersection of cosmography, the sign, and an abstraction traversed by totemic figures.

 

Born in 1955, Richard Texier belongs to the generation of artists who, from the 1980s onward, profoundly renewed French painting by reintroducing a narrative dimension into abstraction. Trained in architecture and later awarded a doctorate in visual arts from the Sorbonne, he early on developed a transdisciplinary practice combining painting, sculpture, writing, and scientific reflection. His work is structured around a constant inquiry into the forces that shape the world — nature, physical phenomena, space — which he translates into a vocabulary of signs, hybrid forms, and trajectories. As he himself writes: « From the very beginning of my work, I felt an irresistible need to evoke the power of nature. »

 

The title of the exhibition, Cosmographies, refers to the cosmic dimension of these works. In Texier’s practice, painting acts as a message addressed to the world: a gesture that seeks to capture and inscribe within matter the invisible energies that traverse reality. The artist thus states: “Color does not exist for me; only matter colored by energy matters.” His canvases function as imaginary cartographies where constellations, mental landscapes, and figures of signs appear, deliberately detached from any symbolic dimension.

 

Works from the late 1980s already demonstrate this material and iconographic freedom. Untitled (1987), a large canvas combining oil painting, collage of metal pieces, and sand, reveals a pictorial space traversed by signs and suspended forms, alluding to the transformation of materials. This research continues in works from the early 1990s such as Untitled (1990), where the space of the canvas becomes a mental territory structured by floating forms.

In the early 1990s, Richard Texier’s painting unfolds in a constant dialogue between microcosm and macrocosm. In L’enclos de la semeuse (1993), the pictorial surface transforms into a fertile field where seeds, trajectories, and signs appear, evoking natural cycles and elemental forces. These signs, often akin to writing or scientific notation, form part of an open vocabulary that the artist refuses to fix: 

« Armfuls of signs, letters, and numbers followed. None has the value of a symbol. They evoke chaos, the blurring of meaning, the imbalance that reigns around us. »

 

Two sculptures also occupy a central place in the exhibition and reveal how Richard Texier translates into space the lines of force that run through his painting. Attacher le sens (1992), a juxtaposition of a steel arrow and a hemp rope, appears as an anchored form, tied to the ocean, whose power and infinity have always nourished the artist. The tension between the rigidity of the metal and the suppleness of the natural fiber creates an almost ritual figure, like a sign erected in space, in which the artist seems to seek to connect matter, thought, and the world.

 

Facing it, La double aiguille de l’arpenteur (1992), a long sculpture in bronze and wood studded with steel elements, evokes an imaginary measuring instrument. Through its elongated form and taut lines, the work suggests the idea of orientation and trajectory, as if it were tracing in space the invisible coordinates of a cosmic territory. In Texier’s work, these sculptures do not constitute a mere extension of painting: they materialize its fundamental principles — axes, lines of tension, and points of equilibrium — and give form to the personal cosmography that runs through his entire practice.

 

In the mid-1990s, the painting gains in material density and scale. In Version pour l’horizon (1996), a large oil on canvas produced on the Île de Ré, where the artist has a studio, the horizon line becomes a structuring axis that organizes the space of the painting like a cosmic landscape..

 

Works from the late 1990s, such as Nos Chemins (1998) and Les Mystères du Château (1998), develop a more architectonic iconography, where mental structures, figures, and fragments of imagined landscapes intertwine.

 

This archaic and mythological dimension continues in sculpture with Totem (2000), a unique bronze with a dark patina whose verticality recalls the ritual figures or ceremonial objects that traverse the artist’s imagination.

Completed in 2006, Hysme des deux mondes, a large diptych in oil on canvas, unfolds a pictorial universe of great amplitude in which natural forces, signs, and elastogenic forms enter into dialogue. This major work condenses the research carried out by Richard Texier since the 1980s: to conceive painting as a poetic cartography of the world, a space where science, mythology, and imagination converge. As the artist writes: « Permanent instability is an entropic principle that manages to find balance within a painting. Painting possesses the marvelous power to affirm a new order of the world and to celebrate life. »

 

The work of Richard Texier has been the subject of numerous exhibitions in France and internationally, notably at the National Taiwan Museum, at the Manufacture des Œillets in Ivry, at the Villa Noailles, as well as at the Musée national de la Marine, which dedicated a major presentation to him in the late 1990s. The French State also commissioned a series of monumental tapestries centered on the Declaration of the Rights of Man and of the Citizen, presented notably at the Opéra Bastille, the National Assembly, the European Parliament, and the Musée du Luxembourg. 

 

Through this ensemble of paintings and sculptures, Cosmographies (1987–2006) highlights a fundamental period in Richard Texier’s career. In it, the artist asserts a singular vision: that of an intellectual and formal creation which does not merely seek to represent the world, but to reveal and map its underlying forces.

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